Au bureau lundi, j'arrive avec une bouteille de champagne. Je rentre dans le bureau du parton à 8h30, je n'ai jamais été si tôt au bureau. Je lui dis fièrement que j'accepte l'opportunité qui s'offre à moi. Il me félicite et me dit qu'à midi il va faire l'annonce officielle. Je me sens comme une gamine qui reçoit un énorme cadeau. Je sors du bureau et le sourire s'allonge à chaque personne que je rencontre. J'ai les yeux qui brillent, j'ai un teint de pêche, je suis radieuse. Je m’assois à mon bureau. Frank passe devant et semble surpris de me voir de bonne heure au travail. Il me touche le front pour vérifier que je ne suis pas malade. Je le prends et l'embrasse sur la joue. Il me regarde comme si j'étais un extra terrestre.
-Oui, ça va Frank, ça va trop bien, merveilleusement bien et tu sais ce n'est même pas à cause d'un gars cette fois. Il me demande des détails. Je l'invite alors à prendre un café avec moi, il est encore tôt et il n'y a personne à la machine à café, je vais pouvoir lui parler en paix. Je lui raconte tout, l'année à Paris, la collaboration à une revue, les voyages, les bonnes bouteilles de vin, les beaux français, les festivals, tout quoi. Je parle, et parle sans m'arrêter. Enfin, je peux le dire, je ne pouvais plus garder ce secret pour moi. Il pleure, du bonheur, il me voit si heureuse, que ça le bouleverse. On se prend dans nos bras, il me dit combien il est fier de moi. Il me demande si je vais l'inviter. Bien sûr. Annie sort des salles de bain au même moment, je suis certaine qu'elle a tout entendu. Elle me regarde et me lance des couteaux du regard. Elle prépare un mauvais coup, c'est évident. Si le patron apprend que j'en ai parlé. Elle s'avance vers moi, et me prend dans ses bras. Je rêve. Elle est devenue folle. Elle n'est pas jalouse de moi. Elle me souhaite bonne chance, elle quitte la boîte, car elle est enceinte. Quelle drôle de situation. C'est elle la femme professionnelle et moi la dévergondée, c'est elle qui tombe enceinte et moi qui a une promotion. Vers 11h45, le patron sort de son bureau, lui aussi une bouteille de champagne à la main.
chroniques d'une canadienne dans la ville lumière
suivez les aventures d'une jeune journaliste canadienne mutée à Paris pour une année. Entre ses rencontres, ses nouveaux amis, son ancienne vie, elle se posera beaucoup de questions, fiction ou réalité, ceux qui me connaissent, le découvriront....
lundi 25 mai 2009
dimanche 1 mars 2009
La fin de semaine pour y penser
Je ne peux pas y croire, je vais aller une année à Paris. Je rêve, ce n'est pas vrai. M.Michaud me propose d'y penser, et de lui donner ma réponse lundi prochain. On se lève, mais mes jambes sont encore toutes molles. Il me serre la main et me dit le plus sincèrement du monde que je suis la seule personne qui peut relever ce défi unique. Il part de son côté et me laisse au milieu de la salle à moitié vide. Je sors dehors, j'ai besoin d'air, d'aide. Qu'est ce que je fais. Tout laisser ici et partir. C'est immense. Je ne connais personne en France. Si je ne suis pas bonne, si le travail ne me satisfait pas. Et puis tant pis je vais être à Paris, Paris, Paris...
En rentrant au bureau, tout me semble différent. Personnes ne semblent être au courant de cet échange entre les deux pays, je suis une privilégiée. Je décide de ne pas en parler avant lundi, j’ai besoin d’y penser. Philippe m'appel pour qu'on se voit samedi soir, on soupe ensemble sur le plateau, dans un petit resto bio, ensuite pour faire ma sage, je rentre à la maison. Je n’ai pas été capable de résister, il m’accompagne, je sais que je me torture. Je voudrais bien garder mes distances en sachant que notre relation ne peut pas fonctionner.
Je vois ma sœur et son copain dimanche pour brunch, Philippe vient avec nous. Nous allons dans notre petit resto habituel jusqu’à côté de la maison, chez « Quoi de n’œufs». Le moment est magique, délicieux. Moi et ma sœur avec des mecs en même temps, mais pour combiens de temps. Je fais comme si de rien était, mais j’ai les idées ailleurs.
vendredi 17 octobre 2008
partir ou bien rester
Vers 11h15 je me dirige vers le bureau du patron, Monsieur Michaud. Sa secrétaire me fait signe d'attendre, nous avions rendez-vous à 11h30, il est encore au téléphone. Je ne supporte pas d'attendre dans ces moments là. Il sort finalement du bureau après 20 longues minutes. Il me serre la main et me demande d'aller chercher mon manteau, nous sortons pour dîner. Il m'amène dans un grand restaurant du centre-ville, qui appartient à son fils. Il est très gentil, ce n’est pas normal, il parle naturellement, il commande une bonne bouteille de vin et me dit que je le mérite amplement. Je ne comprends plus rien.
Nous mangeons, tout en discutant de tout et rien. Son fils nous a préparé un menu spécial. En entrée, des avocats farcis aux crevettes. Je ne sais pas comment, M. Michaud savait ma faiblesse pour le poisson, mais son fils a préparé du thon rouge, un vrai régal. Pour le désert, nous avons eu droit à des poires au chocolat. Enfin arrivés au café, il prend un air plus sérieux.
Il me regarde dans les yeux et me raconte une histoire de fête du Canada à Paris. Je ne comprends rien. À chaque année, un pays est à l'honneur à Paris et cette année il s'agit du Canada. Pour l'occasion, notre revue a été sélectionnée pour faire un échange de personnel sur la totalité de l'année. L'envoyé spécial devra décrire et participer à la vie de l'autre pays. Il connaît mes intérêts et mon potentiel, et selon lui je suis la candidate idéale.
Nous mangeons, tout en discutant de tout et rien. Son fils nous a préparé un menu spécial. En entrée, des avocats farcis aux crevettes. Je ne sais pas comment, M. Michaud savait ma faiblesse pour le poisson, mais son fils a préparé du thon rouge, un vrai régal. Pour le désert, nous avons eu droit à des poires au chocolat. Enfin arrivés au café, il prend un air plus sérieux.
Il me regarde dans les yeux et me raconte une histoire de fête du Canada à Paris. Je ne comprends rien. À chaque année, un pays est à l'honneur à Paris et cette année il s'agit du Canada. Pour l'occasion, notre revue a été sélectionnée pour faire un échange de personnel sur la totalité de l'année. L'envoyé spécial devra décrire et participer à la vie de l'autre pays. Il connaît mes intérêts et mon potentiel, et selon lui je suis la candidate idéale.
lundi 6 octobre 2008
Un rêve....sur le coin de l'oreiller
Il arrête spontanément. Il me dit qu'il ne pensait vraiment pas seulement à ça, que je suis une fille bien. Durant tout le souper, il voulait me connaître, sans arrière penser. Je lui fais comprendre en lui sautant dessous, qu'il n'y a aucun problème.
Nous avons fait l'amour dans la bibliothèque-salon. Moi, nue sur des pages de notes, des livres ouverts. J'ai passé une nuit torride, divine. Il a un immense lit style Baroque, je me sentais comme une diva. Au matin, il m'a apporté un verre de mimosa. Il me faisait sentir comme une femme importante, comme une muse. L'idée d'être sa muse me plait bien. Mon beau rêve c'est vite fini, quand je me suis rendue compte de l'heure qu'il était, 8h. J'ai un meeting à 11h30, je ne serais jamais à l'heure. Je saute du lit, enfile mes jeans, mon pull, l'embrasse et le quitte sans rien dire de plus. Il sort et me propose d'aller me reconduire chez moi en voiture. Le bus passe et je l'attrape et lui faisant signe de la main. Je suis partie comme ça en coup de vent. Par miracle je suis arrivée au bureau à 10h. Je ne sais pas comment j'ai fait, ça doit être les ailes qui m'ont poussé dans le dos durant la nuit. Je sens que je vais en avoir besoin pour affronter le patron pour le dîner. Je passe dans le bureau, il y a une atmosphère très relaxe, très tranquille, s'est presque louche. Je me fais un café et travail un peu.
Nous avons fait l'amour dans la bibliothèque-salon. Moi, nue sur des pages de notes, des livres ouverts. J'ai passé une nuit torride, divine. Il a un immense lit style Baroque, je me sentais comme une diva. Au matin, il m'a apporté un verre de mimosa. Il me faisait sentir comme une femme importante, comme une muse. L'idée d'être sa muse me plait bien. Mon beau rêve c'est vite fini, quand je me suis rendue compte de l'heure qu'il était, 8h. J'ai un meeting à 11h30, je ne serais jamais à l'heure. Je saute du lit, enfile mes jeans, mon pull, l'embrasse et le quitte sans rien dire de plus. Il sort et me propose d'aller me reconduire chez moi en voiture. Le bus passe et je l'attrape et lui faisant signe de la main. Je suis partie comme ça en coup de vent. Par miracle je suis arrivée au bureau à 10h. Je ne sais pas comment j'ai fait, ça doit être les ailes qui m'ont poussé dans le dos durant la nuit. Je sens que je vais en avoir besoin pour affronter le patron pour le dîner. Je passe dans le bureau, il y a une atmosphère très relaxe, très tranquille, s'est presque louche. Je me fais un café et travail un peu.
samedi 4 octobre 2008
Sexe ou Chocolat
Il lit un de mes articles sur l'adultère selon le modèle héroïque de Mme Bovary. Emma est une figure clé de la frustration, qui pousse de la libération des pulsions humaines. Il va penser que je suis d'accord avec l'adultère et pourtant non.
On sort dehors, une petite pluie fine tombe délicatement sur sa chevelure parsemée de quelques cheveux blancs sur les côtés. Nous décidons d'aller bien sûr manger Italien. Le souper se déroule à merveille, nous parlons de tout et rien, sans gêne, sans tabou. Nous mangeons délicieusement bien, mais nous quittons avant le dessert. Nous nous dirigeons vers chez lui, car pour dessert il tient mordicus à me faire une surprise, spécialité italienne aussi. Durant tout le souper, je n'ai pense qu'à ce moment: en entrant dans son appartement, qu'il m'embrasse, me déshabille passionnément.
Vint l'heure de la surprise. Il m'a préparé du Tiramisu maison, sa spécialité. Comment une femme peut résister à ce pêcher gourmet. Il me regarde et me dit dans le creux de l'oreille, sexe ou chocolat. Je m'étouffe avec mon capuccino. Quelle question. Je me reprends, comme si ce commentaire ne m'avait pas affecté et le regarde droit dans les yeux, pour lui répondre. Pourquoi pas les deux! Il se met à rire, s'approche et m'embrasse. Pourquoi il rit? Il me voulait c'est tout, il part dans deux semaines, je suis rien pour lui. Tant pis. Je me laisse aller. Je fonds dans ces bras, sous sa langue, comme un gros morceau de chocolat au soleil
On sort dehors, une petite pluie fine tombe délicatement sur sa chevelure parsemée de quelques cheveux blancs sur les côtés. Nous décidons d'aller bien sûr manger Italien. Le souper se déroule à merveille, nous parlons de tout et rien, sans gêne, sans tabou. Nous mangeons délicieusement bien, mais nous quittons avant le dessert. Nous nous dirigeons vers chez lui, car pour dessert il tient mordicus à me faire une surprise, spécialité italienne aussi. Durant tout le souper, je n'ai pense qu'à ce moment: en entrant dans son appartement, qu'il m'embrasse, me déshabille passionnément.
Vint l'heure de la surprise. Il m'a préparé du Tiramisu maison, sa spécialité. Comment une femme peut résister à ce pêcher gourmet. Il me regarde et me dit dans le creux de l'oreille, sexe ou chocolat. Je m'étouffe avec mon capuccino. Quelle question. Je me reprends, comme si ce commentaire ne m'avait pas affecté et le regarde droit dans les yeux, pour lui répondre. Pourquoi pas les deux! Il se met à rire, s'approche et m'embrasse. Pourquoi il rit? Il me voulait c'est tout, il part dans deux semaines, je suis rien pour lui. Tant pis. Je me laisse aller. Je fonds dans ces bras, sous sa langue, comme un gros morceau de chocolat au soleil
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