On a jamais le temps, de tout faire, de tout être, on court, on cherche, on ne s'arrête plus... Tout va vite, on grandi, on vieilli. Un jour on se réveille, ailleurs au milieu de nul part, mais quelque part. On a laissé une page blanche, on a laissé une fleur fanée. On rêve de tout, de voyager, d'être célèbre, d'être riche, d'être quelqu'un d'autre. A la fin, on devient rien.
Mal de tête ce matin, le soleil me réveille brutalement. La chambre empeste une odeur de boisson, de clope et de sueur. 10H, en retard pour le boulot. Vite, je me lève, saute dans la douche, plus d'eau chaude, Flavie est passée avant. Un coup de mascara entre deux gorgées de café froid, hop j'affile un jeans, une chemise rose, et mes supers boucles d'oreilles fushia. Me voilà enfin prête. Je descends les cinq étages sans ascenseur, en évitant de trébucher avec mes nouveaux souliers un peu trop haut à mon goût. Marie trouvait qu'ils m'allaient trop bien. Je pousse la porte qui grince et sors dehors. Me voilà sur le trottoir à dix pas de l'arrêt d'autobus, le 162. Je le vois arriver foulant le sol de son poids lourd et lent, et gracieusement il passe devant moi, un quart de seconde trop tard. Merde, que faire; je n'ai pas le temps de marcher, je n'ai pas d'argent pour prendre un taxi. En ce même moment, John sort, me regarde de haut en bas, me fait un clin d'oeil et j'allume. Il est mécanicien, il doit bien avoir une auto.
-Hey John ça va? C'était super ta petite soirée la semaine dernière, tu devrais recommencer plus souvent. Tu sais que hier c'était l'anniversaire de ma copine Tania, celle qui te trouvait bien beau. En fait, et bien, ce matin je me suis levée en retard et...
- Allez montes, où je t’emmène?
- C'est trop gentil, je te promets un bon souper un de ces soirs avec mes plus belles copines. En lui donnant un léger coup sur ses énormes bras musclés et gonflés.
- Alors tes copines me trouvent beau, j’espère que tu vas leur dire combien je suis gentil aussi, en me faisant un clin d’œil, tu sais je fais un gros détour pour aller te porter. On peut dire que tu me dois bien un petit service, en me prenant la cuisse.
Mais j’hallucine, prends sa main et l’enlève de ma cuisse.
- John, je ne peux pas faire ça, tu es mon voisin et en plus tu oublis Tania, elle est vraiment intéressée pas toi, je ne peux pas lui faire ça.
- Non, ne te fais pas d’illusion ma belle, je pensais seulement que tu pouvais bien venir faire du repassage chez moi, parce que j’ai une tonne de chemises fripées dans un coin. Tu serais adorable, sinon je peux te les déposer chez toi.
- Je te dépanne très souvent, John, mais je ne suis pas ta bonne. Pauvre fille qui va être avec toi ! Tu es le pire des machos que je connais, mais je dois dire que tu me sauve la vie ce matin, alors je vais voir se que je peux faire pour toi. Rue Mc Gill, juste des feux verts, John est à la course, il zigzag entre les voitures, je m'agrippe à la chicken bar. Je suis certaine qu'il le fait exprès ou bien il essaie de m'impressionner ou de me faire regretter. Quinze minutes plus tard, il me dépose devant l'immeuble, je descends, me replace les cheveux, comme si je venais d'avoir une petite vite avec lui. Je lui sourie et pars à toute vitesse. Pourvu que personne ne m’ait vu descendre de sa voiture. Je ne peux pas trop compter sur ça, car je ne pense pas qu'une Acura rouge chromée soit très discrète.
Mal de tête ce matin, le soleil me réveille brutalement. La chambre empeste une odeur de boisson, de clope et de sueur. 10H, en retard pour le boulot. Vite, je me lève, saute dans la douche, plus d'eau chaude, Flavie est passée avant. Un coup de mascara entre deux gorgées de café froid, hop j'affile un jeans, une chemise rose, et mes supers boucles d'oreilles fushia. Me voilà enfin prête. Je descends les cinq étages sans ascenseur, en évitant de trébucher avec mes nouveaux souliers un peu trop haut à mon goût. Marie trouvait qu'ils m'allaient trop bien. Je pousse la porte qui grince et sors dehors. Me voilà sur le trottoir à dix pas de l'arrêt d'autobus, le 162. Je le vois arriver foulant le sol de son poids lourd et lent, et gracieusement il passe devant moi, un quart de seconde trop tard. Merde, que faire; je n'ai pas le temps de marcher, je n'ai pas d'argent pour prendre un taxi. En ce même moment, John sort, me regarde de haut en bas, me fait un clin d'oeil et j'allume. Il est mécanicien, il doit bien avoir une auto.
-Hey John ça va? C'était super ta petite soirée la semaine dernière, tu devrais recommencer plus souvent. Tu sais que hier c'était l'anniversaire de ma copine Tania, celle qui te trouvait bien beau. En fait, et bien, ce matin je me suis levée en retard et...
- Allez montes, où je t’emmène?
- C'est trop gentil, je te promets un bon souper un de ces soirs avec mes plus belles copines. En lui donnant un léger coup sur ses énormes bras musclés et gonflés.
- Alors tes copines me trouvent beau, j’espère que tu vas leur dire combien je suis gentil aussi, en me faisant un clin d’œil, tu sais je fais un gros détour pour aller te porter. On peut dire que tu me dois bien un petit service, en me prenant la cuisse.
Mais j’hallucine, prends sa main et l’enlève de ma cuisse.
- John, je ne peux pas faire ça, tu es mon voisin et en plus tu oublis Tania, elle est vraiment intéressée pas toi, je ne peux pas lui faire ça.
- Non, ne te fais pas d’illusion ma belle, je pensais seulement que tu pouvais bien venir faire du repassage chez moi, parce que j’ai une tonne de chemises fripées dans un coin. Tu serais adorable, sinon je peux te les déposer chez toi.
- Je te dépanne très souvent, John, mais je ne suis pas ta bonne. Pauvre fille qui va être avec toi ! Tu es le pire des machos que je connais, mais je dois dire que tu me sauve la vie ce matin, alors je vais voir se que je peux faire pour toi. Rue Mc Gill, juste des feux verts, John est à la course, il zigzag entre les voitures, je m'agrippe à la chicken bar. Je suis certaine qu'il le fait exprès ou bien il essaie de m'impressionner ou de me faire regretter. Quinze minutes plus tard, il me dépose devant l'immeuble, je descends, me replace les cheveux, comme si je venais d'avoir une petite vite avec lui. Je lui sourie et pars à toute vitesse. Pourvu que personne ne m’ait vu descendre de sa voiture. Je ne peux pas trop compter sur ça, car je ne pense pas qu'une Acura rouge chromée soit très discrète.
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