dimanche 27 avril 2008

une soirée seule à la maison...

. Il fait noir comme dans le cul d'un ours, et il neige encore. Je devrais partir dans le sud, mais j'ai horreur des Clubmed et des tout inclus. L'année dernière avant le mariage d'une amie, nous sommes parties dix filles ensemble en République Dominicaine. Durant une semaine, nous avons bu et rien vu. C'est absurde de partir à l'étranger et de ne pas voir le pays. Cette année, elles veulent refaire un truc semblable, mais je leur ai dit sans moi. Si je pars, c'est avec un sac et des bons souliers de marche. La première fois que je suis partie, c'était pour aller construire une école. Deux semaines dans un petit village avec les habitants. Ça c'est voyager. Tout ça pour dire que je partirais bien, mais que la réalité me rattrape. Des comptes, des obligations, pas d’argent, parce que je dépense trop, sors trop. Je marche un peu sur Sainte-Catherine, les lumières se mêlent aux flocons. Je me sens bien, sereine et détendue. J'attrape le bus. Je descends deux arrêts avant chez moi et marche dans la neige fraîche, même si j'ai atrocement mal aux pieds avec mes nouveaux souliers. Il faut souffrir pour être belle. Sur ma galerie devant mon appart, le père Noël en plastique m'invite à monter, oups j’ai oublié de défaire mes décorations de Noël. Tout est calme ici, Gustave vient se frotter à moi, c’est le chat de Flavie. Il est 7h45. J'ai le goût de me lancer dans la grande cuisine. J'allume la radio, FM Classique. Les canons de Patchenbel. Mes parents se sont mariés sur cette musique, c’est un signe, peut-être que ce sera mon tour bientôt. Je danse dans la cuisine en préparant une quiche Lorraine. J'ai de la farine plein le visage, je pleure à cause des oignons, mais je continue à bouger en fouettant mon mélange. Ça va être bon. Je me verse un petit verre de rouge, du Saint-émilion. Je me prépare une grosse salade verte, et commence à manger en attendant que le reste soit prêt. Après le souper, je fais la vaisselle, ça me fait digérer. Je me coule un bon bain chaud, prends une revue, un verre de porto et du chocolat noir et plonge dans le bonheur. Jack Johnson m'accompagne. Je relaxe quand Flavie rentre brutalement. Elle entre dans la salle de bain et s'assoit sur le siège de toilette pour me parler. Quelle intimité, mais elle est tellement heureuse de me voir. Ces derniers temps, on ne s'est pas souvent vu. Elle me propose une soirée cinéma maison, elle a trois Woody Allen, qu’elle a déjà vu cent fois. Je sors du bain, elle installe le Dvd dans ma chambre, je fais un immense bol de Pop corn, pendant se temps elle me raconte sa soirée avec l'homme de sa vie. Elle vit le parfait bonheur, avec un homme 15 ans son ainé, la preuve que l’amour n’a pas d’âge. On se met en dessous des couvertures et commence le film. Mes yeux se ferment tout seul. La face et l'ironie de Woody me réveillent. Il a tout compris des femmes et des hommes. On ressemble vraiment à ça! Je m’endors, je me réveille deux heures plus tard, la télévision est encore allumée, Flavie est blottie contre moi et flatte mon bras. Je ferme la télé, la lumière et retourne me coucher après avoir brossées mes dents.

1 commentaires:

Cindy a dit…

Connais-tu vraiment une fille qui aime Woody Allen à ce point?

Oui....en passant, il vient à Montréal le soir de ma fête!! Je vais fêter mon anniversaire avec Woody...pour la modique somme de 285$!!!

P.S je t'aime et je m'ennuie...xx